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Homélie du 19 Septembre 2021 – 25 DO

Deux sagesses

Il y a quelques jours nous avons fêté la Croix Glorieuse. Cette fête est un rappel de l’essentiel de la foi chrétienne.  Elle vient se ficher dans le calendrier liturgique environ 6 mois après le carême et la semaine sainte. C’est un doux rappel  comme un carême d’été qui se termine le 14 septembre,  40 jours après la Transfiguration. 

Dimanche dernier Jésus à déjà annoncé sa passion et sa mort. Cela a suscité une violente réaction de la part des apôtres, représentés par Pierre.  Cette fois-ci lors de la seconde annonce (plus tard il y en aura encore une troisième), les disciples l’ignorent littéralement en passant à autre chose du style, causes toujours, mais nous, on sait ce que l’on veut dans la vie. Eux, ils se posent la question comment être bien placé dans ce royaume qu’ils s’imaginent. Plus tard, ils vont déchanter. 

Les lectures d’aujourd’hui nous montrent qu’il y a deux sagesses, une humaine, et une autre divine. La sagesse humaine est fondée sur les intrigues, la jalousie, les rivalités. Une telle sagesse remplit les cœurs des méchants. L’homme juste les dérange, il faut le supprimer (cf. la première lecture). C’est une sorte de prophétie sur le sort de Jésus.  Et sur tous ceux qui lui ressemblent.

La sagesse d’en haut est totalement différente. Elle est pure, pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde,  et féconde en bons fruits. On peut  en trouver chez les post-chrétiens ou les non chrétiens des bribes, des pans entiers,  mais jamais la totalité d’une telle sagesse. La totalité de la sagesse d’en haut se trouve chez Jésus, car c’est ainsi qu’il a donné sa vie. Par le sang de sa croix, il a apporté la paix en détruisant l’ennemi (Eph 2,16).

Mais un tel juste, Jésus,  ou celui qui essaie de l’imiter (de façon consciente ou pas), devient insupportable aux yeux des autres. Le témoignage de sa vie montre la fidélité aux commandements de Dieu. Les autres, au lieu de l’imiter, ils le suppriment. Mais ils oublient que la droiture et la justice sont éternelles, y compris dans leurs effets négatifs, si toutefois on n’accueille pas la miséricorde de Dieu, l’expression ultime de la droiture et de la justice divine. 

Jésus nous donne le remède contre l’égoïsme, la jalousie, les rivalités. Il place un enfant au milieu comme exemple à suivre. Servir quelqu’un comme un enfant, qui aux yeux de la société d’alors, n’a strictement aucune valeur. Le servir c’est de le mettre au centre de notre propre vie, lui étant notre priorité qui prime sur notre propre intérêt du moment. 

Si quelqu’un est capable de servir de la sorte,  dans des situations semblables, il a parfaitement compris le message de l’évangile d’aujourd’hui.