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L’année liturgique

L’année liturgique propose aux chrétiens de revivre l’histoire du salut au cours d’une année. Elle s’articule autour des principaux moments de la vie du Christ : sa naissance (Noël), sa mort et sa résurrection (Pâques), et le don de l’Esprit (Pentecôte). Elle commence le premier dimanche de l’Avent et s’achève avec le dimanche du Christ roi.

Les diverses célébrations produisent une forme d’éducation continuelle du peuple chrétien, en même temps qu’elles sont source de renouvellement: elles permettent d’approfondir la foi, de recevoir la grâce liée à la fête, d’implorer l’intercession du Christ, de la Vierge ou des saints, de contempler un aspect de la gloire de Dieu dans le Christ et dans l’histoire du salut. En fêtant l’anniversaire d’événements qui ont marqué l’histoire du Christ puis de l’Église, c’est plus qu’un souvenir: car faire mémoire d’un geste important du Christ, c’est rendre présent, dans notre vie, le mystère qu’il a manifesté à son époque.

Pourquoi des années liturgiques A, B et C? 

Depuis les années 50, beaucoup de jeunes théologiens réclamaient une plus grande accessibilité de la Bible pour l’ensemble des  fidèles. Parmi eux le théologien dominicain Yves Congar qui joua un rôle important dans l’élaboration de Dei Verbum (1965) où s’exprime toute l’intention de Vatican II qui était de ” se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu”. Avec la publication de cette Constitution “dogmatique”, le Concile a remis l’Écriture au centre de la vie des croyants.

Le rapport entre Bible et liturgie

Depuis Vatican II, nous sommes donc  invités à lire chaque année un des trois Évangiles synoptiques. Pour l’année A, c’est l’Évangile selon saint Matthieu), l’année B (Marc) et l’année C (Luc). L’Évangile selon saint Jean est lu plus spécialement lors des fêtes, durant toutes les années liturgiques. Il présente en effet des caractères distincts, qui en font un évangile à part. Le cycle des années A,B et C se répètent tous les 3 ans.

L’année liturgique ne commence pas avec l’année civile mais avec le premier Dimanche de l’Avent. Après le premier temps fort (Avent-Noël) viennent une première série de Dimanches du Temps ordinaire. Vient alors le deuxième Temps fort (Carême-Pâques-Pentecôte), et enfin la suite des Dimanches du Temps ordinaire.

Pour chaque dimanche de l’année, trois lectures sont prévues : la première est tirée de l’Ancien Testament; la seconde est un passage d’une lettre apostolique (principalement de Paul); la troisième est l’Evangile du dimanche et c’est ce dernier qui donne la tonalité à la liturgie du jour.

Il y a un lien voulu entre le texte de l’Evangile et le passage de l’Ancien Testament qui a été choisi comme première lecture, en revanche, il n’existe, en général, pas de lien entre la deuxième lecture et les deux autres. Pour les grandes fêtes, les trois textes se répondent, par contre pour le carême, il n’y a pas de lien évident entre l’ Evangile et le texte de l’Ancien Testament.

En reformulant la notion de Révélation divine, le Concile Vatican II a d’abord voulu rappeler que toute vie chrétienne est d’abord une écoute de la parole de Dieu.

Sources:

https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Annee-liturgique

https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Annee-liturgique/Pourquoi-des-annees-liturgiques-A-B-et-C