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L’Avent mode d’emploi (et de prière)

Un peu d’histoire tout d’abord : Le mot Avent vient du latin adventus qui désigne l’acte d’arriver. C’est le commencement d’un nouveau cycle liturgique, comme nous l’avons évoqué lors de la Fête du Christ Roi il y a 15 jours. Ce temps d’attente et de conversion nous prépare à accueillir Celui qui est, qui était et qui vient. Nous célébrons l’arrivée de la lumière à Noël qu’est l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous célébrons également à l’avance sa venue prochaine dans la Gloire, que ce soit à la fin de notre vie ou à la fin des temps. Pour mieux prier en Église ce temps de l’Avent, soyons des êtres de désir et d’espérance, de joie et d’éveil.

Aménagement d’un coin de prière

Dans un coin de prière ou dans un endroit visible de la maison, placer un calendrier de l’Avent, une couronne de quatre chandelles que l’on allume chaque dimanche en chantant « Venez divin Messie » ou un autre cantique. Cette petite liturgie peut très bien se vivre en famille. À chacun d’ajouter sa prière, comme celle-ci :
« Viens, Seigneur, ne tarde plus, nous attendons ton retour ».
 

Semaine du 1er décembre : le temps du long désir

« Voici le temps du long désir où l’homme apprend son indigence », chantons-nous dans une hymne de l’Avent. Quelle est notre soif ? Quel désir nous habite ? La réponse se trouve au fond du cœur qui est le fond de Dieu. C’est là, dans l’indigence de notre crèche intérieure, que Dieu ravive notre désir. « Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur » (Isaïe 2,5). 

Semaine du 7 décembre : l’espérance de la conversion

Jean le Baptiste nous interpelle : « Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche ! » (Matthieu 3,2). Notre espérance est fondée sur cette conversion que le Christ opère en nous et qui nous donne la connaissance de Dieu et de nous-mêmes. « On obtient de Dieu autant qu’on en espère », répétait saint Jean de la Croix. Il vient notre Dieu. Il surgit comme l’aurore. Il ne tarde plus.
 
Seigneur miséricordieux, ne laisse pas l’épreuve nous voler notre espérance. Tiens-nous vers le bas, avec les autres, où ton Fils est venu épouser notre humanité.

Semaine du 14 décembre : le pays de la joie

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse ! » (Isaïe 35,1). Joie de voir nos déserts changer en vergers. Joie de la promesse d’une naissance à venir. Joie du Seigneur qui vient nous sauver. Larmes de joie.
 
Dieu de joie, balise nos chemins d’hiver, redresse nos corps en décembre, relève nos têtes dans la nuit de la foi, pour ta joie et ta beauté
 

Semaine du 21 décembre : éveil à soi, éveil à Dieu

Éveil à soi avec Marie et Joseph pour mieux nous éveiller en Dieu et nous préparer à Noël : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Matthieu 1,20). Le Dieu prodigieux fait du neuf et nous enfante à la vraie vie.
 
Père, attire-nous à Marie et à Joseph pour qu’ils nous conduisent sûrement à Jésus, l’Emmnauel.

Nativité du Seigneur : Dieu nous est donné

Lumière dans la nuit, mystère qui illumine, plénitude de joie, Noël.
« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné » (Isaïe 9,5).
 
Ô Enfant de Bethléem, l’amour désarmé, merci d’être là pour nous, merci d’être Dieu avec nous.
 
Durant ces quatre semaines, nous pouvons répéter ces mots qui gardent le cœur au chaud et le tiennent en éveil : « Maranatha! Viens, Seigneur Jésus ».

Du blog de Jacques Gauthier

Source: Aleteia