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Homélie du 15 décembre 2018 – Troisième dimanche de l’Avent

Introduction

Nous sommes déjà au troisième dimanche de l’Avent. Après avoir médité sur le désir de prendre la décision durant ce temps de l’Avent de changer quelque chose en nous (I dim), le choix de mettre nos priorités en accord avec le domaine spirituel (II dim), ce soir nous avons à concrétiser tout cela par la démarche de la conversion. Les confessions sont proposées durant la messe et spécialement après l’homélie et le crédo. Quatre prêtres sont disponibles et certains dès maintenant.

Maintenant, dans cette prière de pardon, accueillons joyeusement la miséricorde du Seigneur. Ne désespérons jamais de recevoir la grâce de pardon malgré notre péché. « Seigneur, Tu es le Dieu qui sauve, tu es notre force et notre chant, tu donnes ton amour et ta fidélité, tu consolide ta confiance. » (Et nous prions en silence, puis Je confesse et Kyrie.)

Homélie

Dans l’évangile les gens viennent voir Jean le Baptiste pour lui demander que faire ? Ils avaient déjà entendu la voix de Jean, la voie qui crie dans le désert. Ils l’ont entendu et pris au sérieux. Ils demandent donc quoi faire, car ils sentent qu’il y a quelque chose à changer dans leur vie.

Si nous sommes ici dans ce lieu ce soir, c’est aussi parce que d’une manière ou d’une autre nous avons entendu la voie qui crie au désert de nos vies. La voix qui nous dit de ne pas avoir peur. La voix qui dit que c’est pour mon bien, que c’est pour mon bonheur. Et ma joie un peu voire beaucoup perdue, mais qui est à retrouver, voire à en trouver une autre, une nouvelle, encore plus grande.

Que faire pour être bien au sens le plus plénier du terme? Nous convertir. Selon l’Evangile la conversion se mesure à notre attitude envers notre prochain. Je fais partie de la foule, je travaille dans la finance, le luxe etc., je suis responsable de l’ordre public, juridique etc., je sais ce que je dois faire.

Nous sommes ce peuple en attente, peuple inquiet de notre avenir. Nous sommes désorientés par les événements. Nous cherchons à trouver un sens dans tout cela. Dans la Bible tout est déjà dit, mais toujours et sans cesse à redire : convertissez-vous. C’est ainsi que nous retrouvons la vraie vie telle qu’elle est désirée par Dieu.

En fait Dieu nous a créé à son image et nous a dotés d’un langage pour le louer. Or cette image fut brouillée par le péché des origines. Et désormais cette image n’est pas nette. Le baptême nous remet dans la claire vision de Dieu et nous procure la capacité d’être avec lui dans cette relation d’amour et donc de louange. Mais les conséquences du mal ne sont pas enlevées par le baptême.

Notre nature humaine n’est pas modifiée. Nous avons donc à revenir sans cesse à la pureté de notre baptême. Cela se fait au gré de la réconciliation chaque fois que nécessaire. L’image du Dieu créateur apparait alors comme celle du Dieu de Miséricorde. Et ces deux images de Dieu se confondent et nous sommes dans la joie des retrouvailles avec ce Dieu qui nous a créés et qui nous aime à la folie. Amen.

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